Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 20:45

ces mots je ne voudrais pas les écrire s'ils ne disaient que la question sans la réponse

à ce moment

je revendique le plaisir d'une main retrouvée dessinant un arbre de soleil

ne sachant plus ce qu'elle invente


parfois je sais trop bien où je suis, qui je suis, et pourquoi je me donne,

                  et pourquoi je me tais

car on n'écrit pas le bleu, ni la lumière,

les pages trompeuses témoignant seulement de ce mensonge qui n'en est pas un

et quand je connais tout cela

comme tout le monde, mon coeur heureux n'a pas d'histoires

à raconter

 

papier brûlé

 

ils viennent au bout de la main, ou du clavier quand le doute se rehausse

des mots déchiquetés par la déflagration du sens

des mots barbelés d'échardes luminescentes

oh! qu'il ne reste plus de mots surgis du coeur de l'explosion, atomes de feu rouge sous la dispersion des cendres

je ne sais pas encore où tape le sang des tambours et des mains qui se cabrent, en marquant le territoire de chaque nuit, recouvert d'oublis sans conséquence

et quand je veux dire oui

à la pluie

oui

aux nuages

au moment d'un seul moment sans autrefois et sans après

je me défausse du salut immédiat par la négation de l'obscurité

je me retire dans l'échappatoire fragile de ce bief inespéré

qui ne coule pas d'ici ou de là, du haut ou du bas, mais sur le fil de l'éloquence et du déséquilibre

désir absolu de ce rien

rien faire, rien dire, rien aimer

sinon l'attention à la brutalité du sang et au mouvement des foules

 

je ne voulais pas écrire l'absence mais la trace du vent

je n'ai pas voulu dire non

 

pourtant ...

 

 


Par dominique dieterlé - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 20:54

tous mes haïkus, ré-écrits, transformés, au fil des saisons 

sur une page spéciale

 

cliquez sur ce lien : bonne lecture

 

 mauve


Par dominique dieterlé - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Communauté : L'écriture dans tous ses états
Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 22:51

 

Premier mai :  rouge et noire manif, je défile toujours avec les anars, leurs protestations sont plus gaies, et leurs cadences plus inégales !

Sur un banc quai du Steir, premier soleil depuis des semaines. Et un sandwich vite attrappé dans le seul magasin ouvert de tout le quartier.

Devant moi, les miettes échappées du casse-dalle. Trois gros oiseaux accourent en dandinant vers la manne convoitée. Rapide, fulgurant, un petit piaf vient leur voler droit sous le bec. Les trois gros se retrouvent pigeons à plus d'un titre. Le morceau de pain tombe et retombe mais le petit s'accroche. Afflux d'affamés lourdauds qui se bastonnent pour rien. Le piaf n'aura pas tout perdu.

Et là, un vieux monsieur. Il fait semblant, semble-t-il, de téléphoner dans la seule cabine qui doit rester à mille lieues à la ronde. Et s'approche. Fait beau, dit-il. Oui, je dis. Vous vous y connaissez en pigeons, il demande. Pas trop, je réponds. Il bredouille quelque chose. Je réponds distraitement. Il regarde pensivement les emplumés qui débattent. Et tout à coup : vous croyez que cette variété là, on pourrait les manger ? Merde, il a faim ce vieux ! et moi, plus rien,  j'ai tout balancé aux oiseaux. Fin du sandwich. Fin de la conversation.

Il repart vers le banc d'à coté voir si la femme qui l'occupe a fini son quatre heures.

Pour un peu, je lui aurais bien dézingué un ou deux volatiles pour son déjeuner. Pas osé.

Mes copains anars, peut être, l'auraient fait !

 

Lap.08

 

De Quimper à La Paz, le pigeon ne change guère !


Par dominique dieterlé - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Communauté : blog culture
Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 13:18

Les chocs répétés de l'indigence et de la haine sociale n'ont pas empêché les "grands" de fermer les yeux sur le climat délétère au goût de cadavre, étouffé dans son crachat et sa terrible déshérence.

Face à l'émergence de la brute, il n'y a que la fraternité qui tienne, et pas les calculs stratégiques du tout-pour-soi.

Moi, je n'ai pas peur. J'ai seulement envie de vomir ce relent d'infection collé sur ma langue qui n'arrive plus à crier.

Nous entrons dans un tunnel et savons ce qui nous y conduit : le petit confort, le manque de vigilance, l'égoïsme, le fatalisme et la peur.

Et la peur !

Peur de manquer, pour ceux qui manquent déjà. Peur d'être dépossédés, pour ceux qui possèdent. Peur du noir, pour les presque aveugles. Peur du rouge, pour les excités. Peur d'être laissé face à son destin avec le devoir de choisir seul. Peur de l'enfant cherchant l'amour et qui, à force de provocation, ne reçoit que des coups.

Toutes ces peurs contradictoires, sous estimées, banalisées, sont le ressort d'une adhésion complexe, et si simple en même temps : comme la fatigue qui saisit le marcheur et le fait tomber là où il ne sait pas encore que sa chute est mortelle.

Je voudrais bien parler aux hommes, aux femmes de ce bord là, aux jeunes inquiets, aux vieux dont les machoîres se serrent. mais je ne connais pas les mots fauchés par la douleur de la négation et du refus.

Ceux qui se dandinent avec l'arrogance des nantis, ceux qui arpentent les avenues pavées de fric, ceux qui entassent, ceux qui s'aveuglent, font plus que voler au peuple ce qui lui revient de droit par simple justice, par simple égalité. Ils le précipitent dans le désespoir aux mains sales, aux griffes animales, prêtes à le dépouiller du seul bien qui lui reste : la solidarité nécessaire.

Mais aussi ceux qui, par calcul, par stratégie, avec ce léger mépris envers celui qui ne compte pas mais qui se donne, ceux là aussi mettent sur la place, sans le reconnaitre, l'ignominie de leur indifférence et laissent les portes grandes ouvertes à l'enfer qu'ils veulent ignorer, qu'ils laissent grandir et se gaver, pourvu que leurs mains restent propres dans leurs poches bien serrées. Et continuent à croire que cela fera bien leur affaire, que la foudre tombe toujours à coté, que les petits dorment encore. Mais ils oublient la terrible violence de la faim, de la négligence et du ghetto. Ils oublient que le mal a déjà posé sa main sur nos épaules et qu'il peut nous broyer.

Vous, les tenants du pouvoir, les avides, les grands chefs, les ordonnateurs de festivités tapageuses, les cireurs de pompe du capital, vous avez flatté la bête, qui vous mord jusqu'au sang.

Mais vous, les sociaux-démocrates qui détournez les yeux et recomptez sur vos calculettes, le beurre, le prix du beurre et vos paquets de voix, paquets de chiffres, pour un marchandage sans âme, vous risquez à la fin de ne plus retrouver la vôtre, noyée sous le déni de réalité qui vous tient à la gorge.

Nous avons entendu, durant toutes ces semaines, une autre voix qui clamait le danger.

Qui a préféré l'utilitaire, le calcul ou la peur ?

Pauvres français, pauvre nous !

Pourtant, je souhaite à tous que la tristesse d'aujourd'hui soit le coeur battant d'un nouveau jour, où le combat toujours reprend, où le drapeau toujours se lève, où le matin toujours renait, rouge d'aurore et de promesses.

Nous sommes des millions.

On ne lâche rien, On ne demande rien.

Nous serons debout, encore debout, face à la bête immonde


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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 16:28

Le poids de l’état d’âme, ou le poids du silence

Creusent en arrière un espace d’oubli

On s’efface, on retombe, on voudrait bien aller

Il n’y a pas de corps, et plus de ronde

entre poings durs et chanson dévoyée

Que la douceur venimeuse

parée de neige et de frisson

 

Un jour secoue la pesanteur,

un jour qui tente un rire cassé

un jour, l’un et l’autre et l’une

et bien des autres

scandent à l’envi que si la mort est proche

elle garde en mémoire le fracas des espérances

 

ils laissent tout au fond le poids de l’âme et du silence

un jour, celui là, ou un prochain, ils verront mieux

que la blancheur ne nous pardonne pas

et qu’elle peut différer le temps des retrouvailles

 

je ne sais si ma tête et mon âme sont remises debout

mais je sais qu’il est dans l’ombre un autre fleuve

rouge de sang et de cris

qui sont, et mon sang et mon cri

que je ne comprends pas, mais

qui touchent mon visage d’un désir salé

d’oiseaux marins partis à tire d’aile

 

et je les suis, et je les suis

 

les yeux que je retrouve

sont des milliers


Par dominique dieterlé - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 21:49

à ceux qui ont aimé les poèmes publiés sur ce blog:

vous pouvez les retrouver en édition papier, accompagnés d'une belle mise en page de mon amie Aude, responsable de la petite édition "le chien du vent"

 

si vous voulez recevoir le livre, contactez-moi par l'intermédiaire de ce blog (il est vendu 10€, le port est gratuit)

 

merci !

 

flyer copier


Par dominique dieterlé - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Communauté : blog culture
Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 12:00

"Je bénis les ambitieux

et les hommes qui aiment s'exposer aux dangers

le ciel ne garde pas en son sein les oiseaux morts

et les abeilles ne butinent pas sur les fleurs fanées"

 

Abou Kacem Chabbi (poète de Tozeur)

 

à méditer, selon le sens qu'on veut lui donner, en ces périodes d'engagement et de  réflexion...

c'est pour cela que la poésie a toujours quelque chose à nous dire

 

 

tozeur40

 

Et encore quelques image un peu grises (il faisait un temps "océanique") de cette belle palmeraie de Tozeur, ville tendre et secrète, aujourd'hui malheureusement désertée par les touristes..

 

Tozeur


Par dominique dieterlé - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Communauté : Vive le désordre !
Mardi 27 mars 2012 2 27 /03 /Mars /2012 14:47

quelques mots d'une mémoire de plus en plus ténue qui se superpose aux images, puis disparait, vite, comme les traces, indispensables à celui qui se perd, si fugaces pour celui qui ne sait voir

car toute trace est un signe qui ne dure pas, il faut l'acuité du regard et la force de l'attention pour en saisir l'essence

ce que nous disent les traces est plus léger, mais aussi puissant que les monuments érigés sur des socles de pierre

le vent passe et balaye, mais la beauté jamais, ne se dégrade , ni ne s'achène

elle est mouvement perpétuel d'éternité

elle est une dune offerte chaque matin que la lumière caresse

la beauté du désert est son immuabilité dans l'impermanence,

cette contradiction reformée seconde après seconde que le regard ne saisit pas

et qui pourtant 

l'illumine

 

"Vous, vous avez l'heure, nous, nous avons le temps" proverbe bédoin

 

  etape2 14

 

 

nuit de belles étoiles

que la pleine lune avale

le désert gris ne s'éclaire pas

vers le matin couvert

 

 

 

de la montagne plate on devine

les rides piquetées de tâches rousses

il pleut

 

 

 

ça pique, ça craque, ça crisse

bouche, langue, dents

fine poussière d'anges

en espérance de vent frais

 

 

 

le doigt du silence effeuille

les pages une à une

de nos livres étoilés

 

 

 

pluie sourde entêtant

la couverture de laine

chaud et froid

le vent s'immisce

j'attends le jour

 

 

 

j'ouvre les yeux sur la ville

qui se met à couler

de sable en sable

de rue en rue

de fenêtre en porche gris

sous la lune il n'y a plus

qu'un fantôme de ville

et mon désert perdu

 

album de photo


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Jeudi 15 mars 2012 4 15 /03 /Mars /2012 13:10

ça se passe dans la ville close de Concarneau - 29900

 

 

printemps poesie

 

« Bienheureux les fêlés, car ils laisseront passer la lumière » (Michel Audiard)
VOYAGE(S), spectacle de Joël Cudennec
Textes de Blaise Cendrars et Sylvain Tesson

 

Dix ans après la création et 80 représentations de « le vieux qui lisait des romans d’amour », Joël Cudennec nous propose avec cette nouvelle création de quitter la jungle amazonienne pour le froid, la taïga sibérienne…
Encore des histoires de fêlés, généreux, naïfs et le Pacifique comme une promesse…

 


Par dominique dieterlé - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Communauté : blog culture
Mardi 13 mars 2012 2 13 /03 /Mars /2012 11:03

car on y trouve ...

 

des abribus quand il pleut

etape3 25

 

des fleurs printanières

etape3 09

 

du pain frais trois fois par jour

etape3 29

 

des bistrots et des pubs !

campement01

 

du chauffage central

etape4 17

 

des salles de restau tout confort

campement31

 

des arbres pour faire la sieste

etape2 06


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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 15:55

un monde se retire en tortillant sa croupe

ne dirait-on pas qu'il subit les cachotteries de la lumière ?


j'ai mal regardé, mal vu, mal aimé

il n'y a rien qu'un bruit de feuilles

et cette ombre rigide que mon regard éteint à force de mensonges


l'image est plus réelle que la seconde arrachée à la terre 

je choisis mes bricolages et mes trafics contre toute vérité

puisqu'il n'y a pas de racine

 

 

 

racine2


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Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 22:55

d'où vient-il que nos peurs ne sont jamais chauffées au rouge ?

même si l'on craint la flamme et ses retours,

on ne voit au travers des fenêtres

que la pâle blancheur des coeurs morts et des bouches cousues

je préfère glisser mes aubes gelées entre deux tranches de pain,

mordre le vent mouillé qui ferme une clairière de disette

ou crever bien repue

en étalant sur mes tartines

la chaleur pourrissante et le piment du jour

 

fenetre


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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 13:22

alors pourquoi

ne pas faire le choix du silence

connaissant pour maison la poésie

et la dérive

squat naufragé sans adresse ni mobilier

qu'une charnière de l'être stupide

où le grondement des anciennes fureurs

déchire la croûte et la toiture

volcan à comprimer

pour quelle obscure raison

sinon que tout le reste est boniment

 

faites parler la mitraille et vous verrez au fond du corps

le foie le coeur et la membrane des nerfs acides

soufflés par l'explosion

qui ne peut plus parler ni taire

ni chasser la cohorte des guerres intestines

pour courir à l'air

libre

où le vent s'apprivoise

auprès d'un autre soi

qui saurait dire

l'espace sans mesure

de ce qui n'est pas moi


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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 16:12

 

Il y a très précisément une année, j'étais à Cuzco, au Pérou. 

Submergée par le déferlement de jaune du dieu soleil, de jaune d'or inca sur la ville, les éclats des pétards et des fusées illuminant les terrasses et les montagnes.

Il faisait frais à cette altitude, pourtant ce n'était pas l'hiver. De quelle saison nous vient tant de beauté ?

Dans mon hiver d'ici, avec chaleur de poële et tendresse étoilée, je cherche après le froid des Andes, après le souffle court, une autre invitation aux voyages qui tardent à venir

Parce que le temps est court lui aussi, de mon souffle un peu rassis qui oublie son vertige

 

Que reste-t-il de nos voyages après retour ?

Les images perdues, ou volées, les objets rares, les odeurs furtives, la tièdeur de l'eau sur le Salar, la musique des langues, la couleur des marchés, les îles du Lac, les nuages ... 

Et toujours, le sentiment d'avoir été, toute autre, tout autrement, le besoin de rentrer pour mettre ses chaussures en ordre, et le désir qui tient la route à chaque aube nouvelle

Mon père était ce voyageur qui ouvrit le chemin, ou la fuite, qui fit bien d'emporter au loin ses démons invaincus, qui m'a laissé le meilleur pour la faim.

De ses éloignements, je me suis souvenue il y a peu qu'il m'envoyait des poupées à collectionner, objets témoins d'un échange inégal. Marionnettes de plastiques et de chiffons, apprêtées, figées dans la pose rigide d'une fête sans joie. Je suivais un trajet improbable semé de cailloux à figures humaines n'exprimant rien d'autre que l'artifice, le costume empesé d'un éternel dimanche où il perdait nos vies. Les objets ne parlent pas d'ailleurs, seulement d'un présent délavé que l'absence javellise

A 15 ans, j'ai tout bazardé. Pour qu'une autre vie me montre un autre chemin.

J'ai attendu longtemps. Pour sortir de ce trou, de cette tanière de monde resserré où je forgeais mes doutes.

Car s'il n'est une épreuve, le voyage n'est rien d'autre qu'un commerce vil.

 

Que reste-t-il alors ?

Les cicatrices, les blessures, les avènements, les douleurs que le désir promet et que la beauté ravive ?

Oui. Mais je veux dire maintenant, sans en faire une philosophie, ni un précepte, ni une morale, qu'il reste au bout du compte un peu de fausse monnaie pour nos objets perdus contre l'immatérielle  irruption de ce qui se nomme "empathie".

Si vous ne connaissez ni la langue, ni l'habitude, si vous ne convoitez ni la richesse, ni la compréhension, ni l'arrogance, si vous êtes déshabillés, allégés, réceptifs, il n'est pas impossible que vous ressentiez, sans rien en savoir, le moment du regard qui ne préjuge de rien, et surtout pas de lui même, le moment où l'être se retrouve sans autre vérité que celle d'un Autre dans son miroir.

Pourquoi me fallait il aller si loin pour ressentir cela ?

Et si c'était seulement le privilège, la force, le besoin de se savoir l'étranger, le barbare ?


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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 00:59

récit de migration

(cliquez sur ce lien pour lire le texte intégral)

Ce texte a été écrit par mon ami Wassiou, un jeune Togolais que j’ai connu à Kara en 2001 à l'âge de 13 ans.

Il m’a autorisé à le mettre en forme et à le publier simplement pour que d’autres que moi, en Occident, où il espérait sans doute débarquer un jour,  prennent conscience de la souffrance de l’exil, qui n’est jamais consentie de bon cœur, mais poussée par l’impérieuse nécessité de la faim.

Si nous ne savons pas, ne voulons pas régler avec tous les peuples une répartition plus égale des  richesses, jamais l’immigration ne cessera, quelles que soient les douleurs qu’elle entraîne pour l’exilé, et les difficultés ou le rejet des pays "rêvés" par ces jeunes sans avenir et sans espoir.

 

Ce récit n'a pas été corrigé, il est l'expression brute d'une expérience presque ordinaire pour beaucoup de jeunes africains.

Les considérations qu'il nous livre, les évènements qu'il a vécus sont exprimés de son point de vue : s'il est parfois violent il ne manifeste pas de haine ou ne porte pas de jugement, bien que son auteur ait rencontré là bas comme partout le racisme, la méfiance, et le rejet de l'étranger.

C'est un témoignage véridique et sincère. Ainsi faut il le prendre en considération.


Le texte imprimé est disponible contre la modeste somme de 5 € que j'envoie intégralement à cet ami, pour honorer son travail d'écriture et lui permettre de retrouver un peu de facilité après qu'il ait tout perdu lors des évènements en Lybie


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